Avancés

HORAIRES

LUNDI : de 17h45 à 19h

MARDI : de 19h15 à 20h30

JEUDI : de 10h à 11h15

TAÏ CHI à DEUX

Poussée des mains et forme face à face

Niveau 1  de 17h30 à 18h30

Niveau 2 de 18h30 à19h30

Jeudis (voir Dates)

Petit mot pour "Avancés"

Pour ce petit mot, je vais m'appuyer sur la traduction de deux termes japonais.

JITOKU : de ji (soi-même, personnel) et toku (gain, avantage)
Attitude de l'élève qui par son initiative personnelle, veut vivre son étude.
Elle suppose, au-delà de la simple reproduction des techniques enseignées par le "prof", une réflexion et une recherche personnelle et parallèle.
Apprendre avec l'attitude de JITOKU permet d'apprendre le sens réel de ce qu'explique le "prof" pour le reproduire à son échelle, avec ses possibles.
Il s'agit donc d'un élément de première importance dans la relation "prof" élève.

KUFU : désigne un stade de préparation mentale consistant en une simple attention aigüe, sans but, mais rendant capable de ressentir instantanément le moindre changement dans l'attitude physique ou mentale du partenaire.
Il s'agit d'un stade de concentration toujours sans objet, mais plus proche de l'action que le stade d'une attention neutre.

Malgré ses origines martiales, le Tai Chi Chuan est pour moi  une forme de méditation.
Le mot "méditation" risque de nous induire en erreur parce que nous pensons que l’on médite quelque chose ou sur quelque chose. Nous  ne concevons pas que la méditation puisse être dépourvue de  contenu, libre de toute finalité et foncièrement gratuite. Or c’est ce  qu’il faut admettre pour comprendre la pratique du TCC.
"Méditation"  a aussi l’inconvénient d’évoquer une activité mentale. Nous nous  imaginons que c’est l’esprit qui médite. Si le corps joue un rôle dans  cette forme d’activité, pensons-nous, c’est celui d’un socle qui  disparaît temporairement du champ de la conscience. Autant dire  que notre idée de la méditation est étroitement liée à notre conception  dualiste du corps et de l’esprit.
Il faut nous détacher du paradigme anthropologique qui nous est  familier pour comprendre la pratique du TCC. Elle a pour point de  départ un acte absolument simple : être dans l’instant, cesser de  courir après quoi que ce soit, suspendre non pas toute activité  consciente, mais toute activité consciente intentionnelle.

La réussite et l'échec sont les deux facettes de la même illusion.